
Hors série Août 2007
La semaine Maroc
Affaire Al Watan. Le (mauvais) feuilleton de l’été
L’affaire Al Watan Al An n’a pas encore livré tous ses secrets. Dernier coup de théâtre : la convocation pour témoignage du général Mohamed Belbachir, ancien patron du 5ème Bureau (les renseignements militaires). L’information, relayée par la MAP puis par le journal télévisé d’Al Aoula, est même parue en Une du Matin du Sahara. “Cela n’est pas anodin. La théorie du règlement de comptes entre services ne fait que se préciser. En plus, la large diffusion d’une information pareille peut nuire au déroulement normal de l’affaire”, estime un observateur. Le jeudi 2 août 2007, le Tribunal de première instance de Casablanca a refusé à nouveau d’accorder la liberté provisoire au journaliste Mostapha Hormatallah. “Il n’y a pas de raisons légales à ce refus. Hormatallah dispose de toutes les garanties nécessaires. En plus, le procureur a commis une grave erreur en acceptant de prolonger une garde-à-vue. Cela devrait invalider purement et simplement les poursuites dont font l’objet Abderrahim Ariri et Mostapha Hormatallah”, ont notamment plaidé les avocats des deux journalistes. Dans une précédente audience, ces mêmes avocats ont exprimé leur stupéfaction en découvrant que “les documents dits secrets” avaient disparu du dossier d’instruction. “Sur quoi vous êtes-vous basés pour accuser Ariri et Hormatallah de recel ? Comment avez-vous pu le faire alors que vous n’avez même pas eu accès aux documents objets de la poursuite ?”, a notamment signalé le bâtonnier Abderrahim Jamaï. Après la séance du 7 août, le Tribunal correctionnel de Casablanca a mis en délibéré au 15 août le jugement contre les deux journalistes, alors que les huit militaires, poursuivis dans le cadre de la même affaire, ont été condamnés par le Tribunal militaire de Rabat à des peines allant de 6 mois à 5 ans de prison ferme.
Coup de théâtre. Le candidat El HimmaMardi 7 août, un communiqué officiel du Cabinet royal annonce la “démission” du ministre délégué à l'intérieur, Fouad Ali El Himma. Raison invoquée : “M. El Himma souhaite se présenter aux élections, comme n'importe quel citoyen marocain”. Selon toute vraisemblance, l'ex-ministre délégué à l'Intérieur se présentera à Benguerir, où il a déjà été élu en 1995 en tant que “SAP” (Sans appartenance politique). Mais cette fois, El Himma devra se trouver une couleur politique, la nouvelle loi électorale interdisant toute candidature indépendante. On parle déjà du RNI et du MP. Certains observateurs croient même entrapercevoir l'identité du futur premier ministre, “politique et issu des urnes”, comme l'a promis Mohammed VI…
Militaires – journalistes. Tenez vos langues !Des sources fiables attestent du lancement d’une vaste campagne d’information… dans toutes les casernes du pays. Objectif avoué : dresser une liste exhaustive des relations de parenté du personnel de l’armée avec des journalistes ! Hommes de troupe et officiers ont dû ainsi répondre à des questions précises sur la nature du lien de parenté, les rapports réciproques et la possibilité d’avoir été interrogé par le journaliste sur des questions sensibles. Par la même occasion, les soldats ont été prévenus qu’ils risquaient gros s’il leur arrivait de “papoter” sur des sujets liés à l’armée… Inutile de le préciser : cette malheureuse campagne est l’un des dégâts collatéraux de l’affaire Al Watan Al An.
La semaine Maroc
Affaire Al Watan. Le (mauvais) feuilleton de l’été
L’affaire Al Watan Al An n’a pas encore livré tous ses secrets. Dernier coup de théâtre : la convocation pour témoignage du général Mohamed Belbachir, ancien patron du 5ème Bureau (les renseignements militaires). L’information, relayée par la MAP puis par le journal télévisé d’Al Aoula, est même parue en Une du Matin du Sahara. “Cela n’est pas anodin. La théorie du règlement de comptes entre services ne fait que se préciser. En plus, la large diffusion d’une information pareille peut nuire au déroulement normal de l’affaire”, estime un observateur. Le jeudi 2 août 2007, le Tribunal de première instance de Casablanca a refusé à nouveau d’accorder la liberté provisoire au journaliste Mostapha Hormatallah. “Il n’y a pas de raisons légales à ce refus. Hormatallah dispose de toutes les garanties nécessaires. En plus, le procureur a commis une grave erreur en acceptant de prolonger une garde-à-vue. Cela devrait invalider purement et simplement les poursuites dont font l’objet Abderrahim Ariri et Mostapha Hormatallah”, ont notamment plaidé les avocats des deux journalistes. Dans une précédente audience, ces mêmes avocats ont exprimé leur stupéfaction en découvrant que “les documents dits secrets” avaient disparu du dossier d’instruction. “Sur quoi vous êtes-vous basés pour accuser Ariri et Hormatallah de recel ? Comment avez-vous pu le faire alors que vous n’avez même pas eu accès aux documents objets de la poursuite ?”, a notamment signalé le bâtonnier Abderrahim Jamaï. Après la séance du 7 août, le Tribunal correctionnel de Casablanca a mis en délibéré au 15 août le jugement contre les deux journalistes, alors que les huit militaires, poursuivis dans le cadre de la même affaire, ont été condamnés par le Tribunal militaire de Rabat à des peines allant de 6 mois à 5 ans de prison ferme.
Coup de théâtre. Le candidat El HimmaMardi 7 août, un communiqué officiel du Cabinet royal annonce la “démission” du ministre délégué à l'intérieur, Fouad Ali El Himma. Raison invoquée : “M. El Himma souhaite se présenter aux élections, comme n'importe quel citoyen marocain”. Selon toute vraisemblance, l'ex-ministre délégué à l'Intérieur se présentera à Benguerir, où il a déjà été élu en 1995 en tant que “SAP” (Sans appartenance politique). Mais cette fois, El Himma devra se trouver une couleur politique, la nouvelle loi électorale interdisant toute candidature indépendante. On parle déjà du RNI et du MP. Certains observateurs croient même entrapercevoir l'identité du futur premier ministre, “politique et issu des urnes”, comme l'a promis Mohammed VI…
Militaires – journalistes. Tenez vos langues !Des sources fiables attestent du lancement d’une vaste campagne d’information… dans toutes les casernes du pays. Objectif avoué : dresser une liste exhaustive des relations de parenté du personnel de l’armée avec des journalistes ! Hommes de troupe et officiers ont dû ainsi répondre à des questions précises sur la nature du lien de parenté, les rapports réciproques et la possibilité d’avoir été interrogé par le journaliste sur des questions sensibles. Par la même occasion, les soldats ont été prévenus qu’ils risquaient gros s’il leur arrivait de “papoter” sur des sujets liés à l’armée… Inutile de le préciser : cette malheureuse campagne est l’un des dégâts collatéraux de l’affaire Al Watan Al An.
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